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Troubles hormonaux et Poids

Faites-vous partie des femmes qui, avant leur cycle, ont des fringales difficiles à maîtriser? Souffrez-vous beaucoup avant ou pendant vos règles? Vivez-vous les montagnes russes émotionnelles chaque mois? ...

Quelques informations sur la grande machine des hormones féminines et leur lien avec l'alimentation.



Œstrogènes et Progestérone pendant le cycle


Le niveau d'œstrogènes est à son maximum au moment de l'ovulation, puis il diminue jusqu'après les règles, avant de remonter. Quant à la progestérone, elle commence à augmenter après l'ovulation, puisque c'est l'hormone qui favorise la grossesse. S'il n'y a pas d'ovulation, le taux chutera ensuite.

Si on imagine les courbes de ces 2 hormones, on voit qu'elles évoluent assez différemment tout au long du cycle, cependant elles se rejoignent pour atteindre un niveau bas au moment des règles.



Déficit en hormones et lien avec les fringales : quels mécanismes?


Dans le cerveau, les œstrogènes favorisent la production de sérotonine (hormone du bien-être), de catécholamines (hormones stimulantes) et d'endorphines (hormones anti-douleur et anti-stress).

Si les œstrogènes sont trop basses, il y a moins de sécrétion de ces hormones, et il peut y avoir un retentissement sur le moral : tristesse, lassitude, manque de motivation, voire déprime... un petit nuage gris au-dessus de votre tête vous suit partout.

Et pour pallier à l'insuffisance de ces hormones, l'organisme (en mode "survie") va se tourner vers les sources de bien-être qui sont à sa disposition : le gras et le sucré, sources intéressantes en sérotonine et d'endorphine.


Du côté de la progestérone, si les taux n'augmentent pas suffisamment, vous pouvez être continuellement en tension, incapable de vous détendre ni de vous déstresser : déjà fatiguée, vous tirez sur une corde fragile, et votre corps chercher de l'énergie pour tenir bon, là encore c'est souvent vers le gras et le sucré que vous vous tournez, vers ces aliments concentrés qui vous donnent des "shots" d'énergie.


C'est ainsi que le cercle vicieux est enclenché: les "shots" vous redonnent de l'énergie, font monter vos glycémies, mais ensuite vos glycémies chutent de façon remarquable et recréent des fringales, le sucre appelant le sucre, favorisant la fatigue générale. Car le sucre fatigue le pancréas qui doit produire toujours plus d'insuline. Et la production d'insuline...fait grossir, oui. Et si l'on prend le cas de quelqu'un qui grignote toute une après-midi, le pancréas, le foie, les surrénales vont travailler sans cesse et vous fatiguer encore plus, vous incitant à toujours plus manger.

Je ne parle même pas de la culpabilité qui vient s'ajouter à ce tableau et porter un autre coup de massue à l'estime de soi.



Les stratégies alimentaires


Vous l'avez compris, le sucre n'est pas votre allié, surtout pendant la période prémenstruelle et menstruelle. De plus, pour les femmes ayant de fortes douleurs pendant cette période, il existe un lien entre la consommation de sucres raffinés et ces douleurs: essayez de ne pas consommer ces sucres, vous ne vous en porterez que mieux.


De manière générale, on conseille de favoriser une alimentation équilibrée avec suffisamment de protéines de bonne qualité mais aussi ... d'acides gras!

En effet, à votre avis, à partir de quoi sont fabriquées nos hormones? A partir du cholestérol, oui, ce mal-aimé qui ne mérite pas sa réputation (ou plutôt son ancienne réputation). Le cholestérol a une utilité et il en faut (il existe le bon et le mauvais cholestérol, tout est une histoire d'équilibre entre les 2).

Donc, plutôt que de diaboliser les graisses en n'en ajoutant aucune pendant les repas, mais en consommant ensuite des aliments riches en graisses de piètre qualité, je conseille d'assumer ses cuillères d'huile et sa noix de beurre aux repas, de mettre à l'honneur ces graisses de bonne qualité, et de limiter les graisses présentes dans les produits industriels, biscuits et pâtisserie.

La salade verte sans vinaigrette suivi d'un fondant au chocolat industriel vous fatiguera encore plus et ne vous fera pas perdre de poids!


Un autre aspect, majeur, est de privilégier des aliments sains, locaux, bios ou de qualité fermière, car les traces de pesticides peuvent être à l'origine de déséquilibres hormonaux.



Un petit mot sur la fabrique à hormones : les surrénales


Les surrénales sont des glandes qui fabriquent des hormones : hormones féminines mais aussi hormones du stress.

Parmi les hormones du stress, citons l'adrénaline et le cortisol. Face à un stress, ces hormones se mettent en marche et nous permettent d'adopter la bonne attitude : prendre la fuite face à une bête sauvage, travailler toute une nuit sans ressentir de fatigue pour rendre un mémoire universitaire (c'est du vécu), pouvoir mobiliser une force surhumaine pour sauver une vie...

Bon, le stress, c'est aussi toutes les situations stressantes du quotidien, et il se ressent encore davantage si les surrénales sont fatiguées de trop travailler.


De plus, si vous êtes trop fatigué, mais que vous vous efforcez à ignorer cette fatigue, les surrénales vont produire encore plus de ces hormones, qui sont, je le rappelle, hyperglycémiantes et vont à leur tour faire travailler le pancréas en produisant de l'insuline. C'est le cercle vicieux de la personne fatiguée qui passe son temps à la salle de sport mais qui ne maigrit pas...



Conclusions


Ainsi, on comprend mieux à présent l'utilité de pouvoir mettre en relief les désordres hormonaux, si ceux-ci existent, avant d'entamer une perte de poids. C'est une des nombreuses raisons qui parfois, se mettent en barrage à la perte de poids.

Et c'est là que le travail que je fais prend tout son sens!


A mes patientes fatiguées, je donne toujours ce conseil : la fatigue, qu'elle soit physique et/ou psychique, est un message clair que vous envoie votre corps, alors laissez le superflu de côté et reposez-vous.




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