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Quand la glycémie définit le diabète

Mis à jour : janv. 18


Quel est le taux de glycémie à ne pas dépasser ?


En France, on définit le diabète par la mesure d'une glycémie à jeûn supérieure à 1,26 g/L, ou quand une glycémie mesurée non à jeûn est supérieure à 2 g/L, dans ce cas une seconde mesure est nécessaire pour poser le diagnostic.



Que signifie cette hyperglycémie?

Quelles sont les conséquences d'une hyperglycémie ?


Une hyperglycémie signifie qu'il y a trop de glucose (ou "trop de sucre") dans le sang. Pour quelles raisons? Rappelons que l'insuline est une hormone produite par le pancréas et responsable de faire "baisser la glycémie", ou plutôt, de faire entrer le glucose dans les cellules.

Dans le cas du diabète de type 1, les cellules du pancréas, attaquées par des cellules du système immunitaire qui les reconnaissent comme étant du "non-soi", se réduisent en nombre, et ne peuvent plus produire de manière suffisante l'insuline, qui permet normalement de faire baisser la glycémie.

Dans le diabète de type 2, les organes recevant l'insuline deviennent résistants à l'action de l'insuline, et en même temps comme l'insuline doit être produite en plus grande quantité pour arriver à faire son effet, il y a un déséquilibre entre les besoins et les apports, on parle donc de "carence" en insuline, mais il s'agit d'une carence "relative" puisque les besoins sont aussi devenus bien plus importants.



Pourquoi est-ce si important, que la glycémie ne monte pas trop?


L'insuline est l'hormone permettant de mettre en réserve le glucose, après un repas, glucose qui servira de réserves pendant les périodes où l'on ne s'alimente pas. Il ne faut pas oublier que les êtres humains, il y a des millénaires, n'avaient pas toujours à manger à disposition, et pouvaient rester plusieurs jours sans se nourrir, ils devaient donc pouvoir "puiser" dans leurs réserves, et en même temps ils devaient aussi pouvoir trouver des ressources très rapides pour s'enfuir, en cas d'attaque de bête féroce... L'insuline permet donc cette mise en réserve du glucose, afin que les ressources mobilisées pendant les périodes de jeûne et les situations de "stress" restent le glucose de réserve, et que le corps n'ait pas à puiser dans d'autre ressources comme les muscles...

Ainsi, on voit bien l'importance de l'insuline, qui va au-delà de la simple baisse de glycémie.

D'ailleurs, pour les plus intéressés, si on va plus loin, il faut savoir que l'insuline ne commence pas à être sécrétée quand le glucose arrive dans le sang, mais bien avant cela: dès que le glucose arrive dans l'intestin, c'est une autre hormone, le GLP-1, qui commande au pancréas de sécréter l'insuline...



"On m'a diagnostiqué un diabète, et pourtant je ne me sens pas malade..."

Est-ce que le diabète donne des douleurs ?


La difficulté pour le patient diabétique est que, souvent, il ne ressent pas de signe ni de symptôme du diabète. De plus, cette valeur de glycémie "pathologique" évolue de décennie en décennie, et on pourrait se demander pourquoi.

Il faut savoir que cette valeur de 1.26 g/L est une valeur prédictive de complications futures. En effet, les études ont montré qu'une glycémie de 1,26 g/L avait pour conséquences la survenue, sous x années, de complications telles que microangiopathies et macroangiopathies diabétiques. C'est donc une valeur seuil, au-dessus de laquelle le risque de développer des complications existe.

Ainsi, le fait que le dépistage de cette maladie se fasse suivant un indicateur prédictif de complications, permet de comprendre le caractère silencieux de la pathologie.

Ceci est plus largement valable dans le diabète de type 2 dont l'installation est plus lente, ou le diabète Mody ("diabète lent"), tandis que la découverte de diabète de type 1 se fait plus souvent par le syndrome cardinal du diabète, ou plus gravement par une acido-cétose, dont j'aurai l'occasion de reparler.



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Magali Le Mardeley diététicienne Compiègne

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