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Reconnaître les signes du diabète de type 1

Dernière mise à jour : janv. 16


Qu'est-ce-que le diabète de type 1?


La diabète de type 1 est une maladie du système immunitaire, dans laquelle certaines cellules, les lymphocytes T, reconnaissent les cellules Bêta du Pancréas comme du "non-soi", c'est-à-dire comme des cellules étrangères à l'organisme: une réaction de défense (réaction "immunitaire") se met en place, non pas contre un virus ou une infection, mais bel et bien contre l'organisme lui-même.

Parmi les autres maladies auto-immunes répandues, on peut aussi citer l'a Thyroïdite de Hashimoto, une hypothyroïdie fréquente en France, et dans laquelle les cellules de la thyroïde sont perçues comme étrangères par l'organisme.


Ainsi, avant de parler de sucre, on voit que le diabète de type 1 est dû à un dérèglement des défenses du corps, qui se répercute sur les cellules prises pour cibles, à savoir celles qui sécrètent l'insuline. Les cellules étant peu à peu détruites, il y a de moins en moins d'insuline et c'est là qu'apparaît l'hyperglycémie...



Est-on diabétique de type 1 depuis la naissance?


Oui et non. On sait que certaines personnes ont des gènes de prédisposition, un "terrain" favorable pour l'installation d'un diabète de type 1. Ensuite, la maladie va se déclencher à la suite d'un facteur environnemental, comme une infection à un virus, c'est en tout cas la thèse qui est la plus plausible. La réaction immunitaire va s'enclencher à ce moment avec un emballement contre les cellules Bêta du pancréas.

Ainsi, certaines personnes ont un risque de développer ce diabète à cause d'une prédisposition, mais il n'y a pas de possibilité de de prédire le moment d'apparition de la pathologie. Le diabète de type 1, parfois encore appelé "diabète de l'enfance" peut être révélé à tous âges, la majeure partie des diabétiques de type 1 voient leur maladie apparaître avant 30 ans, mais cela peut se produire à des âges plus avancés.



Quels signes peuvent faire penser à un diabète de type 1?


En situation normale, le glucose se trouvant dans le sang passe par le rein et est réabsorbé, par conséquent, il n'y a pas de présence de glucose dans les urines. Mais au-dessus d'une certaine glycémie, du glucose se trouve en excès dans le sang et ne va pas être réabsorbé par le rein: il va fuir dans les urines et provoquer une glycosurie (présence de glucose dans les urines). La personne va se mettre à beaucoup uriner (polyurie)n pour compenser ses pertes elle va beaucoup boire (polydipsie).

Ensuite, le glucose étant de l'énergie, c'est cette même énergie, ces calories, qui fuient dans les urines, et la personne va devoir compenser ses pertes en mangeant davantage; son appétit se trouve généralement augmenté, sans prise de poids supplémentaire.

On peut aussi observer un amaigrissement, dû à cette perte d'énergie, et au fait que l'insuline ne remplit plus son rôle qui est de faire entrer le glucose dans les cellules pour faire du stock, ainsi le corps doit puiser dans ses réserves pour bien fonctionner: cela mène à un amaigrissement et une fonte musculaire. Cela engendre fatigue et asthénie.


Si le diabète n'est pas pris en charge, la personne peut avoir des maux de ventre, nausées, une perte d'appétit, des troubles de la vue, de la conscience, une haleine et des urines à la forte odeur d'acétone, une respiration rapide...

C'est le signal d'alarme avant l'acidocétose qui peut mener à un coma acido-cétosique, stade le plus grave de la non prise en charge "à temps" du diabète.



Comment dépister le diabète de type 1?


Malgré le fait que l'incidence du diabète augmente chaque année, l'heure n'est pas encore au dépistage systématique, comme c'est le cas en Finlande, pays ayant le triste record de l'incidence la plus forte au monde pour cette maladie. On peut cependant surveiller les membres des familles dans lesquelles il y a présence de cas de diabète de type 1, en faisant des tests sur les gènes des personnes proches, car même si cette pathologie apparaît souvent dans des familles où il n'y aucun cas de diabète de type 1, il y a tout de même une légère augmentation du risque chez les membres proches (premier degré).



En conclusion, avec l'incidence du diabète de type 1 qui augmente chaque année en France, à raison de 3 à 4%, la connaissance et la reconnaissance des signes cardinaux du diabète (syndrome polyuro-polydipsique décrit plus haut) s'avèrerait utile pour la population générale, et en matière de santé publique.



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Magali Le Mardeley diététicienne Compiègne

consultation diététicienne Compiègne

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