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Carence en neurotransmetteurs et glycémies instables, explications et solutions

Lors de la première consultation au cabinet, d'après ce que le patient me dit de ses habitudes alimentaires, j'établis un diagnostic nutritionnel, mais pas que. En effet, il arrive parfois que les outils de mesure que j'utilise montrent une "carence en neurotransmetteurs"... De quoi s'agit-il au juste?


Les neurotransmetteurs sont les précurseurs des hormones (hormones du bien-être, antalgiques, du bonheur, anti-stress, du sommeil...) ou plus simplement, les neurotransmetteurs sont le matériau de base pour fabriquer de belles hormones. Lorsqu'il y a carence en neurotransmetteurs, les hormones qui en sont issues ne sont donc pas "optimales", avec des conséquences sur l'humeur, le moral, le sommeil la forme, le niveau d'énergie.



Pourquoi est-on carencé en neurotransmetteurs?


Il peut y avoir plusieurs raisons: certaines personnes sont naturellement carencées en neurotransmetteurs (parfois même, cela se retrouve dans les familles), ce qui vaut à ces personnes d'être souvent qualifiées d' "hypersensibles". En effet, ces personnes vont être davantage sensibles aux émotions, à leur entourage, sensible à la lumière mais aussi à l'absence de lumière, etc.

On peut également avoir un profil carencé en neurotransmetteurs, du fait d'un deuil, d'une séparation, d'un traumatisme, d'un choc, dans ce cas cette carence peut se résorber.

Enfin, cela peut être dû à une carence en protéines de bonne qualité et en acides gras de bonne qualité, car protéines et acides gras sont les précurseurs de ces neurotransmetteurs.

Dans tous les cas, que cette carence provienne d'un tempérament hypersensible, d'un choc ou d'une carence d'apports, il y a plusieurs manières de prendre en charge cette carence:

- Gérer son stress efficacement, par la pratique de la relaxation, de la sophrologie, de l'hypnose, de la cohérence cardiaque, du yoga, ou toute autre technique qui vous fera du bien.

- S'assurer un sommeil de qualité, en s'occupant de la gestion du stress et en se reposant efficacement (le fameux "au lit à 22h" que je conseille à mes patients au cabinet en cas de fatigue chronique)

- Apporter à son alimentation des protéines et des acides gras de bonne qualité : nous voyons cela en consultation et je vous apporte des conseils personnalités (car si vous êtes végétarien, je ne vous conseillerai pas les mêmes choses qu'une personne consommant de la viande...)



Et les "glycémies instables", c'est quoi?


Ceci m'amène à évoquer avec vous les fameuses glycémies instables, souvent en lien avec la carence en neurotransmetteurs.

Je vous propose un tableau clinique pour illustrer mon propos: (échange réel avec une patiente)


La patiente: "Je mange équilibrée aux repas, sans matières grasses, et beaucoup de légumes. Mais entre les repas, je ne peux pas m'empêcher de grignoter, surtout l'après-midi."

Moi: "D'accord. Quels aliments grignotez-vous?"

Elle: "Souvent, je mange un yaourt, puis un fruit, mais ensuite je vais vers les gâteaux des enfants, du chocolat, des bonbons, je gâche tout ce que j'ai fait."

Moi : "Dans ces moments, avez-vous faim? Ou juste envie de manger?"

Elle: "J'ai des coups de pompe, j'ai envie de me redonner de l'énergie, c'est pour me réveiller."

Moi: "Est-ce-que cela vous redonne de l'énergie?"

Elle: "Non"

Moi: "Qu'est-ce-que ça vous apporte?"

Elle: "Le goût sucré. J'ai besoin de ça. Je suis accro."

Moi: "Et émotionnellement, ça vous apporte quoi?"

Elle: "Je culpabilise, je me dis que c'est nul."

Moi: "Et cette culpabilité vous empêche-t-elle de recommencer?"

Elle: "Pas vraiment, c'est même pire".


Bon, j'avoue, je vous ai glissé un peu de psycho-comportemental mais nous allons voir que ce type de grignotages peut être lié aux neurotransmetteurs.

Ce que vient apparemment chercher ma patiente dans ce type d'aliment, c'est l'effet "coup de fouet". En apparence seulement, puisqu'elle le dit elle-même, elle ne se sent pas plus en forme.

En fait, ce qu'apporte ce type de grignotage d'aliments gras et sucrés, c'est plutôt un coup de fouet au moral = un "shot" de dopamine... la dopamine étant l'hormone du bien-être ! Eh oui, car s'il y a carence en cette hormone, la patiente va vouloir aller chercher des "shots" de dopamine pour rebooster ses neurotransmetteurs! Et il y a sans doute carence en ces hormones puisque la patiente nous dit "ne pas manger de gras aux repas".


Le souci c'est que la consommation de ces aliments fait monter la glycémie en flèche... puis la fait redescendre en flèche également, induisant une nouvelle fringale, qui va induire une envie de se tourner vers ces aliments.


On voit donc le lien entre carence en neutoransmetteurs et consommation de produits sucrés, mais aussi la consommation de produits sucrés qui amènent des glycémies instables... le cercle vicieux est enclenché.



Quelles solutions pour les glycémies instables?


- Gérer la carence en neurotransmetteurs (comme vu plus haut).

- Mettre en place une alimentation équilibrée avec tout ce qu'il faut aux repas.

- Aller vers les aliments à Index Glycémique bas et composer des repas à Charge Glycémique basse.

- Mettre en place des collations pauvres en sucres simples.

- Si besoin, travailler sur l'aspect psycho-comportemental.



Si vous avez envie d'en savoir plus sur mon accompagnement, n'hésitez pas à me contacter ou prendre rendez-vous pour un suivi diététique :

Magali Le Mardeley DIETETICIENNE NUTRITIONNISTE


Consultations au cabinet à La Croix Saint-Ouen

ou à distance

Prise de RDV : rubrique ME CONTACTER - PRENDRE RDV de mon site internet






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